Comment LinkedIn a tué le CV

Vous continuez à envoyer CV sur CV sans rien recevoir en retour ? Il est probable que vous n’ayez pas choisi le bon cheval. En 2014, les médias sociaux sont rois, et la petite feuille de papier joliment présentée est déjà morte et enterrée. Découvrez pourquoi et comment vous pouvez changer les choses.

[dropcap]S[/dropcap]i le titre de cet article semble un peu provoc’ et ne s’adresse qu’à une partie des recruteurs, vous verrez bientôt que ce ne sera plus le cas. S’il existe un résidu de ce qui restera de l’ancienne économie, c’est bien le CV. Aujourd’hui, certains envoient encore leur CV en masse et sans distinction, mais se rendent ils vraiment compte que cela ne sert strictement à rien ? Le CV est mort, mes amis ! En effet, aujourd’hui, à l’heure de la recommandation, de la mise en relation et du networking intense, une simple feuille de papier avec votre seul parcours ne pèse vraiment pas lourd.

115H-870Mettez vous deux minutes à la place d’un recruteur : préféreriez vous connaître seulement le parcours professionnel et la formation d’un candidat, ou bien ceci agrémenté d’éventuels contacts en commun, recommandations et compétences résumés sous forme de tags ? Bien entendu, c’est la seconde option qui prévaut. Et pas seulement dans les milieux hi-tech et branchés, loin s’en faut. Si l’on s’éloigne des domaines de recrutement assez standardisés, en prenant le cas d’un gérant d’un bar, soyez certains qu’il ne jugera plus quelqu’un sur la seule foi de son CV. Je l’ai vu de mes propres yeux à plusieurs reprises, et la pratique ne cesse de se répandre. C’est donc l’ensemble du processus de recrutement qui est en train de changer de visage, quand ce n’est pas le métier de recruteur lui même.

Le coupable : LinkedIn, premier réseau social professionnel mondial

LinkedIn-Logo-2CLinkedIn, crée en 2003,  est le plus gros réseau social professionnel au monde. Il est devenu la source numéro 1 de tous les recruteurs, des cabinets de RH et bien sur, des postulants. Pour rappel, LinkedIn, c’est 300 millions de membres et 2 nouveaux membres toutes les secondes. Sur le territoire français, Viadéo l’a suivi. Grâce aux données présentes sur ces réseaux, au delà de voir si les parcours et formation correspondent – ce qui, in fine, n’est plus qu’une formalité – on va pouvoir creuser sur des choses beaucoup plus profondes et bien en amont de ce qui se faisait avant : le réseau propre de la personne, la validation de ses atouts par d’autres, et ses intérêts peuvent être bien plus finement disséqués.

[pullquote-right] “Mort et enterré, le CV appartient au passé et n’a plus rien pour lui” [/pullquote-right]

En disant les choses très clairement, LinkedIn a tué le CV. Il a rendu caduque la transmission du CV, même sous forme de pièce jointe. Pensez-y : cette fichue pièce jointe qui dort dans l’ordinateur de votre recruteur ne se mettra jamais à jour s’il réouvre votre dossier 6 mois après ! Il est tellement plus intelligent de donner le lien de votre profil à votre destinataire : s’il revient dessus quelques semaines plus tard, peut être aurez vous rajouté des compétences et de nouvelles données qui permettront que l’on vous voie sous un nouveau jour.

Des algorithmes qui ont beaucoup d’appétit

Auparavant, avec un seul CV, il fallait convoquer un candidat dont le profil correspondait, pour s’apercevoir lors de l’entretien que cela n’en valait finalement pas la peine. Aujourd’hui et surtout demain, cette étape sautera, car l’analyse fine d’un profil sur LinkedIn permettra par exemple de lever un lièvre beaucoup plus tôt. Vous vous autoproclamez expert dans un domaine mais vous n’avez personne dans vos contacts que cela concerne ? C’est déjà louche. Vous n’avez en plus aucune recommandation faite par des personnes de valeur dans vos tags de compétences ? Ca l’est doublement.

Loin de changer les seules pratiques des recruteurs et des candidats, ces réseaux sociaux professionnels seront bientôt en passe de changer aussi leurs fondements intrinsèques : avec l’avènement des algorithmes et leur perfectionnement qui croit d’une année sur l’autre, c’est le métier même de recruteur qui pourrait dans quelques années se retrouver menacé. L’algorithme peut en effet trier, évaluer et trouver des similitudes entre profils plus rapidement et efficacement que n’importe quel être humain. Quelle serait alors la valeur ajoutée d’un recruteur, si demain il n’avait qu’à suivre ce que lui proposait LinkedIn, s’apercevant que le géant américain est dans le juste à chaque fois ? Heureusement, nous n’en sommes pas encore là.

Un profil professionnel, ça s’optimise

Donc, pour ceux qui peuvent se sentir concernés à la lecture de cet article, un bon conseil : arrêtez de vous arracher les cheveux pour mettre en page votre CV, prenez plutôt du temps pour remplir efficacement vos profils professionnels sur LinkedIn et Viadéo, réseautez, participez à des groupes, et faites vivre votre profil. Pourquoi simplement partager des choses intéressantes sur Twitter ? Vous pensez que LinkedIn et Viadéo doivent se mettre à jour une fois par an ? Vous avez tout faux ! Depuis plusieurs mois, vous pouvez sur chacun de ces sites partager un contenu, par exemple sous forme de lien, comme un statut Facebook. Pensez-y et faites profiter votre réseau de votre expertise.

expert-linkedinIl est important de prendre conscience que cette légitimité acquises par ces plateformes sociales n’en est qu’à son début. Il y a certes des erreurs inévitables qui peuvent se produire sur les profils des utilisateurs. Mais dans le fond, une fois que l’outil aura encore un peu grandi, il fera presque à lui seul la pluie et le beau temps. Comprenez donc qu’il est dans votre intérêt, même si vous ne vous sentez pas forcément concerné, d’être à la pointe dans ce domaine.

Certains de mes élèves prenaient au départ leur identité numérique professionnelle par dessus la jambe, et ont raté des opportunités par manque de visibilité. Ils s’en sont mordus les doigts ! Travaillez donc bien votre profil, et si tout se passe bien pour vous, vous devriez rapidement voir le badge ci-contre apparaître sur LinkedIn. En tous cas, je souhaite que vous y arriviez le plus vite possible !

34 Responses

  1. Natacha dit :

    Bonjour
    Bravo pour cet article d’une grande richesse !
    Vous m’avez “poussée” à prêter plus d’attention à mon profil Linkedin, merci
    Votre laïus sur l’obsolescence du CV tient bien la route et me semble très approprié et très sensé.
    Très cordialement

  2. Linda lens dit :

    Totalement d’accord avec cette analyse à une exception près … Le cv perdurera pour les emplois peu qualifiés. Linda lens dalle ConsultanteEmploi formation

  3. Bonjour Natacha et Linda,

    Natacha, merci pour vos compliments ! C’est effectivement censé de mettre à jour rapidement son profil, en tous cas vous n’aurez absolument rien à y perdre.

    Linda, vous avez raison aussi, mais j’ai vu de mes propres yeux des patrons de bar, restauration, ou encore manutention vérifier tout ce qui se disait sur les candidats, notamment via les réseaux sociaux. J’aurai l’occasion d’en parler lors d’un nouvel article. A très bientôt !

  4. xavier dit :

    Je pense que vous avez raison. Mais le problème est qu’avec linkedin, on ne dispose plus que d’un seul cv qu’on ne peut pas modifier selon les demandes des entreprises.

    • Bonjour Xavier, bonne remarque, c’est vrai. Est-ce que cela est pour autant encore nécessaire, à l’heure de la transparence globale ? Modifier son CV selon l’entreprise visée peut parfois se retourner contre son auteur.

      • xavier dit :

        Je suis d’accord avec vous et quand je recrute, je n’ai pas besoin d’un cv sur mesure qui est souvent beaucoup trop bien pour être honnête et je préfèrerais une présentation générale qui présente le candidat selon lui.

        Néanmoins, les conseillers APEC m’ont chaudement conseillé d’adapter mon CV aux annonces et je les en remercie car j’ai bien plus de résultats en procédant ainsi!

        De plus, si un recruteur se passait des CVs ciblés, et n’utilisait plus que linkedin, alors, il croulerait sous les candidatures car les candidats n’auraient plus qu’à cliquer sur un bouton pour postuler sans passer le temps nécessaire à étudier l’annonce et indiquer ce qu’ils peuvent offrir en retour; il perdrait en plus le premier filtre de la motivation. Enfin, il faudrait que le recruteur épluche le profil linkedin et fasse le tri dans ce que le candidat a à offrir ce qui augmente le temps de traitement et le rend plus difficile à traiter et nécessite donc une personne plus performante.

        Linkedin ou un de ses concurrents sera sans doute suffisamment imaginatif pour gommer ces écueils, mais en attendant, les CVs classiques ont encore quelques beaux jours devant eux.

  5. Bernard Akneebros dit :

    C’est purement de la sauce anglo-Saxonne ; certes c’est le business internet et faut faire marcher la machine : mais ou se trouve donc la liberté et le libre arbitre dans cette offre / les employeurs jouent aux petits RG en allant à la pêche aux renseignements ; c’est comme ces cabinets de recrutement et entreprises qui demandent des références !…? Totalement à double tranchant, car en vertu de quoi le renseignement serait-il plus juste et honnête après ” vérifications ” …cela reste très subjectif, voir aléatoire et soumis à de nombreux procès d’intentions et d’incursions dans la vie des gens ( qui aiment et veulent se montrer sur la toile, même professionnellement )…je ne suis pas d’accord avec ce processus ne serait-ce qu’au regard des abus déjà existant en matière de non respect de la vie privée et du parcours du candidat qui je vous le rappelle sont ” sa propriété ” comme le souligne la CNIL . Encore de l’enfumage anglo-saxon , du communautarisme qui se cache derrière des anglicismes et n’allez pas croire que je suis parano; mais il existe un grand nombre de personnes valables qui n’ont pas de réseau à activer et qui n’en ont pas envies….derrière ces méthode il y a un gros mot qui a fait son chemin et dont ceux qui pensent qu’avec le web tout est fait, ont tort : ” la fracture numérique ” qui touche encore bcps de gens , l’isolement social et le chômage etc…je ne crois pas que les choses peuvent s’améliorer avec les réseaux sociaux , d’autant que nombre de personnes ne sont même pas fichues de se faire des relation normalement …encore des filtres oui ….mots de passe : KGB; CIA; DGSI etc….et le droit à la liberté de choix dans tout ça ?? faut-il encore suivre la mode ??….quand on constate tous les retraits d’infos et de profils qu’il y a eu sur Google ces derniers mois : y’a de quoi se poser des questions . M’enfin me direz vous sachez que j’ai une profonde allergie aux cabinets de recrutement déjà, alors c’est peut-être une question d’âge tout simplement ….mais ne serait-ce que pour rencontrer une personne , je ne met pas la main au porte-monnaie de suite….et c’est bien de cela dont il s’agit !

    • Bernard, si l’ensemble de votre argumentaire semble un peu partir dans tous les sens, je comprends votre point de vue concernant la souveraineté des données. En effet, si l’on suit mon exemple, tout est chez LinkedIn ou Viadeo, ce qui pose des problèmes de propriété des données. Pour le coup, il est intéressant de pouvoir maitriser entièrement contenant et contenu, mais c’est réservé encore une fois à une élite bien plus étroite…

    • cibie dit :

      Je suis complètement d’accord avec vous. les “amis” sont là pour vous soutenir… et je vois mal les autres mettre des recommandations même si vous avez les compétences!
      Les ‘jaloux font légion et je recommande la plus grande prudence avec internet. La CNIL est vigilante et moi aussi! dont acte, alors CV papier ou électronique, peu importe la forme en réalité, c’est le “style” qui me semble le plus pertinent et la personnalité du candidat. Des erreurs même avec recommandations et CV au top.. ça ne manque pas. Ce qui compte, c’est le terrain.

      Les préjugés ont trop de places et cessons de “juger” a priori. Ce qui compte, ce sont les actes et savoir démontrer ses aptitudes, compétences et le prouver par des résultats qui souvent ne font pas forcément plaisir à l’environnement! .

      Cela n’engage que moi

  6. LAUTREC P. dit :

    Cet article ouvre l’esprit sur la dictature irréversible et abusive de l’utilisation d’outils technologiques en devenir concernant des sujets majeurs, le recrutement, l’humain.

    Il occulte une dimension essentielle dans les critères d’analyse et de recherche d’un profil [ je préfère dire d’un candidat (e) ]. C’est justement l’humain, l’homme ou la femme qui caractérise le candidat (e), le singularise par sa volonté et son enthousiasme à obtenir un poste, certes devant correspondre à ses aptitudes et qui n’est pas modélisé dans des algorithmes complexes …

    C’est justement la notion de prise de risque et de pari sur un homme et/ou une femme qu’un “recruteur” décideur final n’ose plus prendre en se déchargeant sur un outil dit d’aide à la décision …

    • Thierry C. dit :

      Je suis d’accord avec vous. Cependant, avant même de pouvoir bénéficier du RDV qui va vraiment vous mettre en position de convaincre le recruteur, vous devez être sélectionné parmi une multitude de candidats. La conjoncture hélas oblige à augmenter sa visibilité pour être sélectionné et Linkedin est plus puissant que le CV traditionnel.

    • Bonjour Lautrec,

      Merci pour votre commentaire. Je soutiens simplement que le rôle des recruteurs va se trouver modifié dans les années à venir. L’humain est primordial, mais les algorithmes vont avoir une influence de plus forte, au détriment de l’homme.

  7. b ravo pour ces informations
    c’est dommage que je ne lesavais pas avant
    car j’ai fait deux formations sur linkedin

  8. PERRIN dit :

    Pour “utiliser” pleinement les 2 réseaux, il faut PAYER. C’est bien la seule raison d’être de ces 2 réseaux.
    Mais si je paie, je veux en avoir pour mon argent. Combien de personnes ont acheté le dernier gadget à la mode et l’on tout juste déballé sans s’en servir, car ils n’en voyaient pas l’utilité, l’usage, le réel intérêt une fois l’achat fait.
    Combien de fois, j’ai demandé de l’aide pour utiliser correctement cet outil avec la réponse facile “utilise/constitue ton réseau”.
    Et mon problème est bien celui-là, qu’est-ce qu’un réseau, comment se constitue-t-il, sommes nous certains que chacun dispose d’un “réseau”? Et là, point de réponses, surtout quand, en plus, vous sortez d’une formation d’un an dans un autre domaine et qu’il vous faut, à 50 ans, être “crédible” sans expériences dans ce nouveau domaine.
    Pour revenir aux réseaux, je n’utilise ni facebook, ni twitter car je ne perçois ni l’intérêt, ni le mode d’emploi réel (pas la constitution mais le mode “de vie”). Mon profil est à jour et j’accepte toutes les demandes de contacts. Il ne se passe rien après cela. Je ne suis pas premium, qu’est-ce que je fais concrètement de cet outil?
    C’est un vrai mode d’emploi basique, accessible (pas seulement aux premium), “didacticiel” presque que je recherche, en vain. C’est comme un jeu vidéo, si la règle, l’ergonomie et l’objectif ne sont pas claires, difficile de jouer correctement et avec plaisir.
    Donc aux consultants qui ne jurent que par les réseaux, je dis Banco, expliquez CLAIREMENT l’outil et prenez bien LE TEMPS d’ECOUTER pour mieux comprendre où sont les difficultés.
    Je suis preneur de vrais conseils et infos car, malgré mon age, je suis à la page.

    • Septier dit :

      @PERRIN. Vous lire a été source de reflexions et de souvenirs. En effet j’ai passé cet écueil, mais il m’a fallu …. payer :-(( !! mais aujourd’hui j’en suis ravi ;-)))
      Autant vous avez investi des € pour être formé dans un autre domaine, autant vous devez investir pour disposer “d’un outil CLAIR, qui prend bien le TEMPS d’ECOUTER pour mieux …..”
      Maintenant je vais essayer de répondre à qq unes de vos ? for free. ;-))) Comme tout le monde, Perrin, vous disposez d’un réseau et vous l’utiliser souvent.
      Un exemple désirez-vous ? Faisons l’exercice qui suit : Demain, vous devez vous rendre dans une ville pour la première fois. Vous savez que votre meilleur ami connait cette ville pour s’y être rendu à plusieurs reprises. Qu’allez-vous faire ? ….. vous lui demanderait de votre décrire la ville, le(s) moyens les plus simple(s), les moins onéreux pour vous y rendre ainsi que qq hôtels, restaurants qui répondront à vos attentes.
      Dans le monde pro, nous agissons de même. Si demain j’ai besoin de trouver un nouveau collaborateur. qu’est-ce que je fais d’après vous ?
      Je demande à mon réseau s’il connait qq’un susceptible de répondre à mes attentes. si mon réseau me donne un nom, je vais sur les réseau sociaux pour découvrir cette personne avant de la contacter
      – comme vous, bien que disposant des infos de la part de votre ami, vous irez surement sur la toile pour lire des commentaires sur la ville, voire sur les restaurants et hôtels à la recherche de commentaires d’anonymes qui corroborent les reco de votre ami !!!!-
      suite à quoi je propose ou non un rdv à la personne que mon réseau me recommande.
      A mon tour si vous me le permettez et afin que je reste à la page :
      si demain on vous propose une formation spécifique pour construire, développer et utiliser votre réseau, combien accepteriez vous de payer ? – de 150€, entre 150 et 300 €, entre 300 et 500€, entre 500 et 700€, entre 700 et 1000€ ?
      Au plaisir de vous lire Perrin

  9. PERRIN dit :

    C est la 1ère fois que je participe à un blog et c’est une bonne surprise d’avoir une réponse.
    Monsieur SEPTIER, votre illustration, par la découverte d’une ville avec les “conseils” d’amis, est un exemple qui me parle et que je n’avais pas encore entendu. Je vous en remercie par contre il confirme toutefois tout le “mal” que je trouve à ces 2 outils. En effet, il met en lumière les différences importantes de comportements sociaux, de philosophie même de vie en valorisant (et dévalorisant surtout) un type de comportement. Il y aurait un “bon comportement” et les autres devant être sanctionnés. C’est pourquoi je trouve cela très grave, de ne pas mesurer les réelles implications de “bons comportements sociaux”. Ce n’est pas parce que une foule de personnes font une erreur, que ce n’est pas une erreur…
    Je vais illustrer de même:
    J’ai très peu d’amis et peu de relations (professionnelles et personnelles), par choix. Je les sollicite rarement, par conviction, et je préfère proposer mon aide (donc devancer une demande) que répondre à une sollicitation.
    Sur le plan professionnel, j’ai les relations nécessaires à une bonne collaboration car je n’attends et demande rien d’autres. Je suis présent pour apporter mon savoir faire et contribuer au développement de l’entreprise, ce pour quoi j’ai été pris. Cela ne m’empêche pas, au contraire, d’être convivial, d’abord facile et considéré comme agréable. Mais il existe bien 2 sphères totalement séparées. J’ai toujours privilégié le fond et non la forme.
    De fait, il n’est en rien naturel pour moi (sauf pour me “défendre”) de solliciter mes amis et encore moins des connaissances.
    Pour utiliser ces 2 outils, je perçois donc, grâce à vous, que je vais devoir aller contre mon éthique, ce que je n’avais pas du tout pensé et souhaité. Mon “blocage” était donc inconscient car cela heurte certaines valeurs pour moi.
    Je peux maintenant répondre à votre question du coût d’une formation pour construire et utiliser un réseau. 1 euro symbolique car se renier n’a pas de prix et l’euro est le juste prix pour “jouer” et permettre aux joueurs de découvrir, avec le temps, que c’est effet de mode, une forme et non une réponse de fond.

    • Messieurs Perrin et Septier, vos arguments sont très intéressants. Je peux vous dire, pour ma part en tous cas, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un abonnement Premium sur LinkedIn ou Viadeo pour que ce soit confortable. Les recruteurs sont ceux qui ont le plus besoin de ces services à valeur ajoutée, moins pour les autres. Twitter est totalement gratuit, et il peut être un excellent facteur de visibilité. Il serait dommage que certains d’entre vous n’en profitent pas, vous avez en tous cas peu à y perdre.

  10. Dautremepuis dit :

    Une question ? Vous travaillez chez Linkedin ou vous avez des actions ?
    Je pense que votre article, bien qu’intéressant, manque un peu de recul.

    • Non, absolument aucun lien avec LinkedIn. Je parle de l’état du marché, et de l’emprise des nouvelles technologies sur ce dernier. C’est pour cela que je focalise mon article à travers ce prisme, spécifiquement sur LinkedIn qui rafle l’essentiel du marché.

  11. Gomes Sanches dit :

    Eh bien, à la fin de la lecture de ces échanges, je trouve, vue de ma fenêtre, que les avis exprimés et parfois contradictoires sont globalement tous recevables.
    Je fais donc le constat, là encore, que dans la vie rien n’est ni totalement blanc ni totalement noir.
    Je m’explique : Je suis totalement d’accord sur le fait que nos choix et actions doivent être cohérents avec nos valeurs personnelles. Toutefois, il est aussi important de vivre et d’évoluer avec son temps (temps que l’on est pas seul à définir mais qui est une résultant collective et mondiale) si on veut non seulement faire partie intégrante de la vie en société mais aussi ne pas la subir…notamment pour ce qui concerne la vie professionnelle.
    J’ai suivi très récemment une formation sur les réseaux sociaux (Linkedin et viadeo) et clairement, qu’on le veuille ou non, ces outils sont très utiles sinon incontournables si on sait les exploiter au mieux. Dans certains cas et enjeu professionnel, l’aide d’un expert serait très judicieuse (si le prix à payer est raisonnable et accessible).
    Les 2 difficultés que je vois sont :
    1/ Bien connaître leS fonctionnalités et potentiel de ces outils (ce qui loin d’être aisé)afin aussi de l’exploiter pour son propre profit (vaste travail me direz-vous!).
    2/ Trouver l’équilibre entre ses valeurs personnelles et l’utilisation appropriée de ces outils… équilibre qui là encore passe je crois par une bonne connaissance de ces outils.
    Très bonne chance à celles et ceux qui recherchent un emploi ou qui sont porteurs d’un projet.

  12. Elsa dit :

    Je suis très partagée quand je lis votre article car si je pense que vous avez grandement raison, je suis un peu sceptique sur la véritable valeur du jeu des statuts, de la cooptation… Beaucoup savent user habilement de ces outils avant d’être de bons professionnels… Je trouve assez usant d’être dans la course permanente au personal branding, même si j’ai bien conscience qu’il faille désormais en passer par là… Allez, je m’en vais reluire mon profil Linkedin.

  13. Agnès B. dit :

    Bonjour,

    Je trouve qu’il y a beaucoup de naïveté dans cet article. Un réseau peut être “volé” par un employeur qui ne vous recrutent que pour cela ! Je conseille d’utiliser ces réseaux sociaux professionnels avec parcimonie : en dire assez pour montrer son sérieux mais ne jamais tout dévoiler.

    Par ailleurs, en tant que recruteuse, je n’ai jamais souhaité utiliser ces réseaux et encore moins des logiciels informatiques de recherche et sélection de CVs. J’ai préféré me lire des centaines de CVs… pour des recrutements “atypiques” mais apréciés.

    Aujourd’hui, je créée une nouvelle structure. Je recherche mes futurs associés par le bouche à oreille au sein de mon réseau et je ne veux surtout pas faire cela par la toile….

    • Je comprends votre point de vue Agnès, je dis simplement que les cas comme les vôtres deviendront de plus en plus rares. Le réseau par bouche à oreille fonctionne, mais le numérique permet de le démultiplier, sans forcément dévoiler tout son jeu.

  14. MARTIN dit :

    Non les réseaux sociaux n’ont ps encore tué le CV, ou du moins pas encore. Dommage d’avancer de tels propos sans aucune retenue et aussi un peu de naiveté. Moi aussi je pense que le système de recommandations n’est pas forcément objectif et il est facile d’en jouer.

  15. lissou Nodier dit :

    Les réseaux sociaux n’ont pas tués le CV mais il faut le voir différemment.
    Il n’est plus la pièce maîtresse, il peut quand même servir….
    Je vous invite à aller voir le site http://passionjobs.fr et vous verrez comment je fais voyager le CV
    Merci à vos

  16. Oli dit :

    Même qu’un jour il va tué la planète, genre le mec qui recrute qui sait tjrs mieux que tout le monde. Un jour j’avais un boulot que j’ai trouvé en envoyant mon CV, le gars a du flair il m’en engagé… Puis ma direction a changé et je suis tombé sur une responsable qui gérait un site et quand j’ai vu comment elle mettait les gens dans des cases. Je me suis dit que c’était normal si pendant des années je n’avais trouvé de boulot si des personnes comme ça avaient eu mon cv entre leurs mains un peu comme la personne qui fait des commentaires sur les CV trop bien fait pour être honnêtes…

    Je vais clairement me barrer de ces réseaux, FB et tous le reste, ça me fait gerber tous ces réseaux, la vrai vie c’est rencontrer les gens , voir ce qu’ils sont, pas des réseaux débiles décriés par des DRH débiles…

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